Ça raconte Sarah : une passion lesbienne dévorante

Ça raconte Sarah est un court roman de Pauline Delabroy-Allard paru fin 2018.

La passion qui foudroie

L’autrice nous propose une oeuvre puissante et surprenante, qui fait l’effet d’une bombe.

Ça raconte Sarah c’est l’histoire de deux femmes que tout oppose.

D’un côté, il y a Sarah, femme artiste, voluptueuse, passionnée et exaltée. De l’autre, la narratrice qui mène une vie conventionnelle, de professeure au lycée. Mère d’une petite fille, elle n’a connu dans sa vie que des hommes.

Jusqu’au jour où elle rencontre Sarah.

Naît alors une histoire d’amour dévorante et incandescente entre elles.

Ça raconte Sarah c’est le roman qu’on lit en apnée, sans jamais reprendre son souffle tant il nous happe tout.e entier.e.

C’est l’histoire qui change une vie, qui bouleverse l’existence. Qui nous transcende.

Dans la première partie, on suit l’obsession que chacune des femmes ressent pour l’autre, l’amour inconditionnel et démesuré.

La passion à son apogée.

Si l’amour lesbien est encore loin d’être un thème de prédilection en littérature, il est le thème central de Ça raconte Sarah.

« L’amour avec une femme : une tempête. »

Aimer jusqu’à sa perte

Si ce roman est si intense, c’est parce que les amantes s’aiment avec une telle force, qu’elles en oublient tout autour. Leur vie entière change et est réinventée.

L’autre est devenu un besoin vital. Les deux êtres fusionnent.

Ça raconte Sarah décrit avec une justesse stupéfiante comment une personne peut aimer jusqu’à se perdre elle-même.

« Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit. »

L’intensité d’une telle relation fait place à des moments violents et douloureux, qui font planer le doute sur la viabilité d’une telle passion. Un amour si poignant atteint nécessairement un point de non-retour tant il épuise, consume, déchire.

Et si le couple se sépare, comment survivre à l’absence de l’autre ? Quelle échappatoire à la douleur fulgurante et étouffante ?

L’autrice nous livre une seconde partie tout aussi prenante, mais beaucoup plus violente en ce qu’elle se consacre à la vie de la narratrice qui est désormais seule.

« La vie peut s’arrêter, l’amour peut mourir, et ce monde peut continuer, juste à côté, dans le même temps, dans le même espace, à étinceler de beauté ? »

Cela devient le récit de la recherche de soi, de la reconstruction, de la reconnexion à la réalité.

Le style hypnotique de l’autrice

Si Ca raconte Sarah a autant marqué les esprits, c’est parce que le style de l’autrice nous entraîne volontairement dans les méandres de l’amour.

La lecture du roman se fait presque en apnée, tant les phrases s’enchaînent comme un flot de pensées, tant les sentiments décrits nous subjuguent.

L’autrice nous happe littéralement dans ce tumulte amoureux.

Le style acéré est tel qu’il impose une lecture rapide, avide.

Pauline Delabroy-Allard a su retranscrire avec talent la passion amoureuse qui marque, qui change une vie.

Surtout, elle a réussi à nous emporter seulement par la force de ses mots. On plonge dans une passion qui nous dépasse.

Ça raconte Sarah ne laisse personne indemne, pas même le/la lecteur/rice.

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2 commentaires sur « Ça raconte Sarah : une passion lesbienne dévorante »

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